Paramètres / Procédés de mesure

Lexique des paramètres


Acide cyanurique

En cas d‘utilisation de produits chlorés organiques (acide trichlorisocyanurique et dichlorisocyanurate de sodium), l‘acide dit „isocyanurique“ constitue le porteur du chlore. Alors que ‘avantage des produits chlorés organiques réside clairement ans leur teneur élevée en chlore actif (jusqu‘à 90 %), le porteur acide isocyanurique peut justement, en cas de concentration élevée dans l‘eau (> 50 mg/l), affecter la vitesse de destruction des germes par le chlore. Pour faire face à ce problème non pas en ajoutant plus de chlore (et donc plus d‘acide isocyanurique), il est conseillé de mesurer la teneur en acide cyanurique aussi régulièrement que la teneur en chlore de l‘eau.

Acide érythorbinique / Acide isoascorbique

L'acide isoascorbique (de même que l'acide érythorbinique) est un acide organique qui est présent à température ambiante sous forme de solide cristallin inodore et très soluble dans l'eau.
L'acide isoascorbique est utilisé en technique agroalimentaire comme antioxydant et stabilisateur . Aux USA, il est utilisé de plus en plus comme conservateur depuis que l'usage de sulfites a été interdit pour la conservation des produits crus. L'acide isoascorbique st utilisé dans l'Union Européenne en tant qu'additif alimentaire portant le numéro E 315 pour certains produits carnés avec des restrictions de quantité de 0,5 g et de 1,5 g par kilo pour les produits au poisson.
Le sel de sodium d'acide isoascorbinique, l'ascorbinate de sodium, porte le numéro d'additif alimentaire E 316.

Acide tannique

Les tanins (appelés aussi proanthocyanidines condensés) sont des substances de tannage largement répandues dans les plantes vivaces, arbustes et feuilles d'arbres dicotylédones et d'autres parties de plantes en particulier tropicales et subtropicales et sont absorbées par les mammifères qui se nourrissent de végétaux. L'utilisation technique principale des tanins réside dans la fabrication du cuir (tannerie), où ils servent de produits de tannages pour réticuler les molécules de collagène et ainsi pour améliorer la durée de conservation et la protection contre les microorganismes. Les tanins servent par ailleurs de produits dérouillants, leur solubilité dans l'eau et la tolérance environnementale à d'autres principes actifs étant avantageuse. En industrie chimique, on utilise des tanins pour préparer de l'acide gallique et du pyrogallol . Par condensation avec des réticulants appropriés (par exemple du formaldéhyde) en produits de condensation de niveau moléculaire supérieur, on peut produire des liants pour le collage des matériaux à base de bois. Ces liants n'ont toutefois pas réussi à ce jour à s'imposer du point de vue technique et économique face aux aminoplastes. En tant qu' antioxydants courants, ils sont utilisés comme compléments alimentaires et souvent également comme conservateurs pour les aliments . Ils ont en outre une action antivirale et antibactérienne. En médecine, les tanins, grâce à leur effet astringent, servent de produits hémostatiques, antiseptiques ou pour le ou pour le traitement de la sécrétion excessive de salive (sialorrhée). En médecine populaire, on utilise aussi son effet expectorant par le biais de l'écorce de chêne en Europe (pour des bains) et l'écorce d'acacia verek en Afrique.

Acidité KS4,3 / Capacité de liaison á l’acide

L‘acidité KS 3,4est aussi appelée alcalinité m, alcalinité globale, dureté carbonate d‘hydrogène, capacité de liaison acide, dureté temporaire... L‘alcalinité décrit ainsi la capacité de l‘eau à faire office de tampon en cas d‘ajout de produits chimiques influant sur la valeur pH (agents de floculation, désinfectants - par ex. produits chlorés - agents augmentant ou baissant le pH). L‘alcalinité doit être d‘au moins 0,7 moles/m3 ou mmoles/l pour garantir un effet tampon suffisant. Cette valeur représente la quantité de substance des ions de carbone dissous dans l‘eau. L‘effet tampon repose, dans la plage de pH de 4,3 à 8,2, sur un équilibre entre les ions de carbonate d‘hydrogène et le dioxyde de carbone dissous dans l‘eau. Si on ajoute dans l‘eau des produits chimiques diminuant la valeur du pH (acides), l‘ion de carbonate d‘hydrogène se lie à ceux-ci en formant du gaz carbonique -qui se décompose à son tour en dioxyde de carbone dissous et en eauet de l‘eau. Dans le cas d‘une valeur pH de 4,3, tous les ions de carbonate d‘hydrogène sont consommés, d‘où la désignation acidité KS 3,4Si par contre on ajoute des produits chimiques augmentant la valeur pH (bases), des ions de carbonate d‘hydrogène se reforment à partir de dioxyde de carbone dissous et d‘eau. Le changement de rapport entre le dioxyde de carbone dissous et les ions de carbonate d‘hydrogène détermine alors la nouvelle valeur pH. Dans le cas d‘alcalinités inférieures à 0,7 mmoles/ l, la capacité à faire office de tampon de l‘eau est trop faible pour pouvoir établir de manière sûre une valeur pH car de petites quantités d‘acides ou de bases suffisent pour changer directement et fortement la valeur pH ; de plus, l‘eau a dans ce cas un effet corrosif sur les canalisations. Une valeur d‘alcalinité trop faible peut être relevée en ajoutant du carbonate d‘hydrogène de sodium ou du carbonate de sodium. Dans le cas de valeurs d‘alcalinité élevées, il faut toutefois de très grosses quantités de régulateurs de pH pour obtenir un changement de valeur pH car l‘effet de tampon est très fort. De plus, dans des conditions défavorables (chauffe, valeurs pH > 8,2), il y a un risque de précipitation de calcaire car des ions de carbonate se forment à partir des ions de carbonate d‘hydrogène et peuvent, en présence de calcium ou de magnésium, former des composants insolubles dans l‘eau (voir dureté globale). Une valeur d‘alcalinité trop élevée ne peut se corriger que par un échange -du moins partiel- de l‘eau.

Alcalinité (acidité KS4,3)

L‘acidité KS 3,4est aussi appelée alcalinité m, alcalinité globale, dureté carbonate d‘hydrogène, capacité de liaison acide, dureté temporaire... L‘alcalinité décrit ainsi la capacité de l‘eau à faire office de tampon en cas d‘ajout de produits chimiques influant sur la valeur pH (agents de floculation, désinfectants - par ex. produits chlorés - agents augmentant ou baissant le pH). L‘alcalinité doit être d‘au moins 0,7 moles/m3 ou mmoles/l pour garantir un effet tampon suffisant. Cette valeur représente la quantité de substance des ions de carbone dissous dans l‘eau. L‘effet tampon repose, dans la plage de pH de 4,3 à 8,2, sur un équilibre entre les ions de carbonate d‘hydrogène et le dioxyde de carbone dissous dans l‘eau. Si on ajoute dans l‘eau des produits chimiques diminuant la valeur du pH (acides), l‘ion de carbonate d‘hydrogène se lie à ceux-ci en formant du gaz carbonique -qui se décompose à son tour en dioxyde de carbone dissous et en eauet de l‘eau. Dans le cas d‘une valeur pH de 4,3, tous les ions de carbonate d‘hydrogène sont consommés, d‘où la désignation acidité KS 3,4Si par contre on ajoute des produits chimiques augmentant la valeur pH (bases), des ions de carbonate d‘hydrogène se reforment à partir de dioxyde de carbone dissous et d‘eau. Le changement de rapport entre le dioxyde de carbone dissous et les ions de carbonate d‘hydrogène détermine alors la nouvelle valeur pH. Dans le cas d‘alcalinités inférieures à 0,7 mmoles/ l, la capacité à faire office de tampon de l‘eau est trop faible pour pouvoir établir de manière sûre une valeur pH car de petites quantités d‘acides ou de bases suffisent pour changer directement et fortement la valeur pH ; de plus, l‘eau a dans ce cas un effet corrosif sur les canalisations. Une valeur d‘alcalinité trop faible peut être relevée en ajoutant du carbonate d‘hydrogène de sodium ou du carbonate de sodium. Dans le cas de valeurs d‘alcalinité élevées, il faut toutefois de très grosses quantités de régulateurs de pH pour obtenir un changement de valeur pH car l‘effet de tampon est très fort. De plus, dans des conditions défavorables (chauffe, valeurs pH > 8,2), il y a un risque de précipitation de calcaire car des ions de carbonate se forment à partir des ions de carbonate d‘hydrogène et peuvent, en présence de calcium ou de magnésium, former des composants insolubles dans l‘eau (voir dureté globale). Une valeur d‘alcalinité trop élevée ne peut se corriger que par un échange -du moins partiel- de l‘eau.

Aluminium

L'aluminium est un métal léger malléable et de couleur argentée qui se recouvre d'une couche d'oxyde sous l'action de l'air. Des sels se forment avec les acides et les bases et ils sont la plupart du temps trivalents et rarement monovalents. Avec un pourcentage d'environ 8 % dans l'écorce terrestre, c'est le métal le plus courant et le troisième plus courant dans l'écorce terrestre.
L'aluminium est produit à partir de bauxite, feldspath, mica et argile. Dans la technique, il est utilisé comme composant d'alliages pour les aciers, bronzes, désoxydants, comme enduit coloré, réflecteur et pour le soudage. Les composés d'aluminium sont utilisés comme floculants et auxiliaires de floculation dans le traitement de l'eau. Des composés d'aluminium sont aussi utilisés dans les produits médicaux et les cosmétiques.
L'infiltration d'aluminium dans l'eau potable peut provenir d'une floculation insuffisante, de processus de dissolution provenant du sol suite à des pluies acides ou des eaux usées des industries de transformation d'aluminium. L'aluminium est présent dans la nappe phréatique à des concentrations de 0,01 à 0,1 mg/l.
Son absorption quotidienne via l'eau potable est de 0,5 mg/jour.
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 0,200 mg/l.

Ammonium

L'ion d' ammonium NH4+ est un cation, qui réagit chimiquement comme les ions de métaux alcalins et forme des sels de formule correspondante, par exemple le salpêtre d'ammonium ( nitrate d'ammonium ) NH4NO3 ou le sel de chlorure (d'ammonium ). Il s'agit de l'acide conjugué à la base ammoniac NH3.
Il ne faut pas le confondre avec les composés d' ammonium quaternaires pour lesquels l'azote a également quatre partenaires de liaison, ceux-ci étant toutefois tous des résidus organiques et non pas des atomes d'hydrogène.

Dans la nature, l'ammonium est produit en premier lieu par la décomposition des protéines. Il est sécrété sous forme de produit final par les poissons et la plupart des autres organismes aquatiques, par exemple via les branchies. Il est aussi dégagé sous forme de produit final lors de la décomposition bactérienne de la biomasse morte. Il joue un rôle important dans le cycle du citrate, où il réagit avec le ?-cétoglutarate en formant de l'acide glutamique .
L'ammonium est oxydé par les bactéries dans le sol et dans les eaux en consommant de l'oxygène (nitrosomonas) en formant d'abord du nitrite puis par un autre type de bactérie (nitrobacter) en formant du nitrate et est ainsi "détoxifié“. Outre les bactéries, les archées jouent aussi un rôle important dans l'oxydation de l'ammonium dans le sol.[3] Ce processus est appelé nitrification et est tout à fait recherché dans le sol. Dans l'eau, la nitrification est également un élément crucial de l'autoépuration.

L'ammoniac est toxique pour les poissons dès une faible concentration. Des teneurs en ammonium de l'eau de l'ordre de 0,5 à 1 mg/l sont par conséquent, en fonction du pH, classées comme nocives pour les poissons. Avec une teneur en ammonium excédant 1 mg/l, une eau ne convient pas pour la pêche.

Biguanide

Les désinfectants à base de biguanide sont également de plus en plus cotés en alternative au au chlore. A la différence des autres substituts, comme par ex. l‘ozone ou l‘oxygène actif, les biguanides ne sont toutefois pas compatibles avec des composés de chlore, brome cuivre ou argent bien que l‘utilisation d‘une substance agissant parallèlement soit nécessaire car les biguanides n‘ont pas l‘effet oxydant nécessaire par exemple pour éliminer les composés organiques comme l‘urée et la sueur.

Bore

L'élément bore est contenu dans l'écorce terrestre à raison de 0,001 %. Il existe à l'état naturel sous forme d'oxyde de bore et dans les eaux naturelles majoritairement sous forme d'acide borique H3BO3 ou B(OH)3. Pour les plantes, c'est un élément vital de stabilisation des membranes. Les borates sont employés pour la production du verre et comme agents antifeu et on les trouve dans les savons, cosmétiques et détergents. En plus de sa présence naturelle, le bore peut pénétrer dans l'eau potable par le biais des lessives.
On détecte rarement plus de 0,3 mg/l de bore dans l'eau potable des réseaux d'alimentation en eau allemands. Dans d'autres pays (USA, Grande-Bretagne, Chili), suivant les conditions géologiques, on peut s'attendre à des concentrations sensiblement plus élevées du bore. Les eaux minérales naturelles vendues dans le commerce peuvent aussi contenir nettement plus de bore que l'eau potable.
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 1,0 mg/l.

Brome

L‘emploi de brome comme désinfectant est une alternative de plus en plus appréciée à l‘emploi de hlore. L‘avantage de ce procédé est que le chrome lié, contrairement au chlore lié (= chloramine) reste neutre au niveau olfactif et, malgré un effet désinfectant aussi satisfaisant, n‘irrite pas les muqueuses humaines. Les inconvénients de l‘emploi de produits au brome sont toutefois l‘effet d‘oxydation plus faible, le prix plus élevé et les risques lors de sa manipulation. On utilise aussi souvent une combinaison de brome et de chlore, ce qui rend toutefois plus difficile la détermination de la concentration. La mesure par le procédé au DPD N° 1 (lorsque du chlore est utilisé en plus du brome), donne la concentration globale en brome libre et lié ainsi qu‘en chlore libre. Pour pouvoir déterminer dans ce cas spécial la concentration en brome pur, il faut d‘abord, au moyen de glycine DPD (comprimé ou poudre), transformer le chlore libre en chlore lié. Contrairement au chlore, l‘agent de révélation „DPD N° 1“ réagit du reste avec du brome libre aussi bien que lié et détermine ainsi toujours la teneur totale en brome.

Chloramines

Le chlore (sous forme d‘hypochlorite de sodium, d‘hypochlorite de calcium, de gaz chloré, d‘isocyanurates chlorés...) s‘est imposé majoritairement dans le monde entier comme désinfectant pour les piscines et bassins de baignade. Lors de la mesure de la concentration en chlore existante dans l‘eau, il faut d‘après la DIN EN 7393 distinguer 3 sous-valeurs. 1.) chlore libre : le chlore qui est présent sous forme d‘acide hypochlorique, d‘ion d‘hypochlorite ou de chlore élémentaire dissous. 2.) le chlore lié : composante du chlore global, qui est présent sous forme de chloramines et de tous les dérivés chlorés de composés organiques d‘azote. 3.) le chlore total : somme des deux formes précitées. Tandis que le chlore libre est directement disponible pour l‘effet désinfectant, le potentiel de désinfection du chlore lié est fortement restreint. Les chloramines sont responsables de l‘odeur caractéristique de piscine et de l‘irritation des muqueuses humaines, ce qui rougit les yeux. Un représentant de cette classe de substances est le chlorure d‘azote qui est perçu par l‘être humain dès une concentration de 0,02 mg/l. Le chlore libre est mesuré par le procédé DPD N° 1. Le produit chimique indicateur N,N-diéthyl- p-phénylènediaminesulfate (DPD) est alors oxydé par le chlore et se colore en rouge Plus la coloration est intense, plus il y a de chlore dans l‘eau. Par mesure photométrique ou comparaison optique avec une échelle colorée, on peut alors déterminer la concentration en chlore.

Chlore (libre/lié/total)

Le chlore (sous forme d‘hypochlorite de sodium, d‘hypochlorite de calcium, de gaz chloré, d‘isocyanurates chlorés...) s‘est imposé majoritairement dans le monde entier comme désinfectant pour les piscines et bassins de baignade. Lors de la mesure de la concentration en chlore existante dans l‘eau, il faut d‘après la DIN EN 7393 distinguer 3 sous-valeurs. 1.) chlore libre : le chlore qui est présent sous forme d‘acide hypochlorique, d‘ion d‘hypochlorite ou de chlore élémentaire dissous. 2.) le chlore lié : composante du chlore global, qui est présent sous forme de chloramines et de tous les dérivés chlorés de composés organiques d‘azote. 3.) le chlore total : somme des deux formes précitées. Tandis que le chlore libre est directement disponible pour l‘effet désinfectant, le potentiel de désinfection du chlore lié est fortement restreint. Les chloramines sont responsables de l‘odeur caractéristique de piscine et de l‘irritation des muqueuses humaines, ce qui rougit les yeux. Un représentant de cette classe de substances est le chlorure d‘azote qui est perçu par l‘être humain dès une concentration de 0,02 mg/l. Le chlore libre est mesuré par le procédé DPD N° 1. Le produit chimique indicateur N,N-diéthyl- p-phénylènediaminesulfate (DPD) est alors oxydé par le chlore et se colore en rouge Plus la coloration est intense, plus il y a de chlore dans l‘eau. Par mesure photométrique ou comparaison optique avec une échelle colorée, on peut alors déterminer la concentration en chlore.

Chlorite

On appelle chlorites les sels d'acide chloré HClO2. Dans l'anion de chlorite (ClO2-), le chlore présente l'indice d'oxydation +3. Dans cet état, le chlore ou le chlorite est un oxydant puissant et se décompose facilement. Du point de vue technique, les chlorites sont produits en conduisant du dioxyde de chlore (ClO2) dans des solutions d'hydroxyde de sodium et de peroxyde d'hydrogène. Le plus important est le chlorite de sodium, un sel cristallin blanc. Il se conserve sous sa forme pure et peut être manipulé en solution sans danger. Il est toutefois explosif mélangé à des substances inflammables. Les chlorites colorés de couleur jaune clair difficilement solubles dans l'eau d'argent et de plomb sont explosifs en tant que tels et ne peuvent être isolés sous une forme pure qu'avec des précautions appropriées. Ils servent d'agents blanchissants pour les textiles. Le ClO2 qui se libère sous acidification blanchit les fibres sans les abîmer. Du chlorite se forme dans l'eau en cas de désinfection au dioxyde de chlore. Le chlorite se décompose en chlorate dans l'eau. Le chlorite et le chlorate ont un mode d'action comparable du point de vue toxicologique.

Chlorure

Les chlorures sont très répandus dans la nature surtout sous forme de chlorure de sodium (sel de cuisine), chlorure de potassium et chlorure de calcium. Les chlorures sont présents dans l'écorce terrestre à raison de 0,05 %.
L'être humain absorbe chaque jour par sa nourriture habituelle de 3 à 12 g de Cl- (correspondant à 5 à 20 g de NaCl). Il est éliminé par les reins et la transpiration.
Il n'est pas possible de réduire les concentrations de chlorure par les procédés traditionnels de traitement de l'eau. Il faut, pour y arriver, appliquer des procédés de déminéralisation (osmose inverse, échange ionique, distillation). En ajoutant des floculants contenant du chlore ou de l'acide chlorhydrique pour corriger le pH, on augmente la concentration en chlorures. Des teneurs supérieures à 250 mg/l peuvent donner un goût salé à l'eau et des concentrations supérieures à 500 mg/l sont perçues comme désagréables.
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 250 mg/l

Chrome

Le chrome ("couleur" en grec ancien) est un élément chimique portant le symbole d'élément Cr et le numéro de classification 24. Il compte parmi les métaux transitionnels et figure dans le 6ème groupe auxiliaire dans le système périodique (groupe 6) ou groupe du chrome. Les composés du chrome ont de nombreuses couleurs différentes et sont souvent utilisés comme pigments dans les peintures et vernis. Le chrome dans l'eau : le chrome n'existe pas à l'état libre dans la nature. Le minerai contenant du chrome le plus important est la chromite. Comme indiqué, les composés de chrome ne sont par nature contenus dans les eaux qu'en petites quantités. L'élément et ses composés peuvent toutefois s'infiltrer dans les eaux en surface par le biais de différentes eaux usées rejetées par l'industrie. Il est ainsi utilisé par exemple pour finir des surfaces métalliques ou dans des alliages de métaux. L'inox contient environ 12 à 15 % de chrome. Du métal chromé est fabriqué chaque année en des volumes d'environ 20 000 tonnes dans le monde. Il peut aussi être poli en brillant et ne s'oxyde pas à l'air. Le chrome issu de l'industrie des métaux se retrouve dans l'eau surtout sous forme trivalente. La forme hexavalente contenue dans les eaux usées industrielles vient par contre la plupart du temps des tanneries et des teintureries. Les composés du chrome sont en effet aussi souvent utilisés comme pigments colorés et pour tanner le cuir. 90 % du cuir est tanné avec des composés de chrome, les eaux usées des tanneries contenant environ 5 ppm de chrome. Ils servent toutefois aussi de catalyseurs, dans l'imprégnation du bois, dans la fabrication de cassettes audio et (suite chrome) vidéo et dans les lasers. La chromite est en outre un produit initial de différents matériaux et produits chimiques ininflammables. Le chrome arrive dans les ordures ménagères en tant qu'additif de diverses matières plastiques. Si on ne prend pas de bonnes précautions, le chrome pénètre dans l'environnement via l’incinération des ordures. L'isotope 51Cr est dégagé lors de la fission du noyau et peut être utilisé pour des diagnostics médicaux.

COD

Le besoin d'oxygène chimique (en anglais chemical oxygen demand, COD) est, sous forme de paramètre global, un indice de la somme de toutes les substances contenues dans l'eau et pouvant s'oxyder dans certaines conditions. Il indique la quantité d'oxygène (en mg/l) qui serait nécessaire pour son oxydation si l'oxygène était l'oxydant. Ce procédé, sous la désignation "oxydabilité Cr-VI" ( consommation de chromate (si c'était l'oxydant) est mis en regard de la consommation de permanganate de potassium ("oxydabilité Mn-VII"). En plus de cette utilisation comme indice de la concentration de substances chimiquement oxydables dans l'eau, le besoin chimique en oxygène est aussi employé comme indice des substances chimiquement oxydables qui sont déversées dans les eaux usées lors de la production d'une quantité de produit (quantité de produit en g par kg) ou qui sont mises au rebut pendant une certaine période (t/a : tonnes par an).

Couleur

Les normes de couleurs sont définies d'après l'APHA (American Public Health Association) avec l'échelle platine cobalt (Pt / Co). Une autre norme de couleur est analogue à celle du platine cobalt (Pt / Co) et a été baptisée comme échelle Hazan d'après le nom du chimiste Allen Hazan. Cette norme a été prévue à l'origine pour décrire la couleur des eaux industrielles usées dans la chimie, la pharmacie, les boissons, les plastiques et les huiles minérales. L'échelle des couleurs va de 0 à 500 unités en ppm de platine-cobalt dans l'eau distillée. La couleur de l'eau est utilisée comme indice de concentration des particules dissoutes dans l'eau. Les impuretés peuvent ainsi être évaluées sous forme de couleurs surtout du fait de composés organiques.

Cuivre (libre)

Il peut y avoir plusieurs raisons pour mesurer les teneurs en cuivre. Dans le domaine de l‘eau potable, on fait des mesures de cuivre pour déterminer la qualité de cette eau. Il n‘y a pas de valeurs limites officielles pour le cuivre dans l‘eau potable mais des valeurs indicatives situées entre 2 et 3 mg/l. Le cuivre fait partie des oligo-éléments et a ainsi une importance vitale pour l‘homme. Une absorption quotidienne de 0,05 à 0,5 mg par kg de masse corporelle est considérée comme raisonnable. Le cuivre passe cependant pour dangereux pour les organismes, et c‘est pourquoi il est utilisé de manière „positive“ dans le domaine des piscines sous forme d‘algicide contenant du sulfate de cuivre. Les algicides contenant du sulfate de cuivre présentent toutefois aussi des inconvénients, comme l‘éventuelle coloration des cheveux des baigneurs, des taches sur les murs de la piscine et même des phénomènes de corrosion et des dépôts verdâtres. Le cuivre arrive dans l‘eau potable par exemple par les anciens tuyaux en cuivre.

DBNPA

Le DBNPA (2,2-dibrome-3-nitrilopropionamide) est un biocide à action rapide qui s'hydrolyse dans des conditions aussi bien acides qu'alcalines. Il est utilisé préférentiellement dans l'eau car d'un part il y agit vite et d'autre part il s'y décompose très rapidement. Le DBNPA agit comme les biocides halogènes.
Le DBNPA est utilisé entre autres pour la production de papier comme conservateur dans les masses de papier couché et les pâtes.

DEHA

Le diéthylhexyladipate est un composé chimique organique faisant partie du groupe des esters, plus précisément des esters d'acide adipique du 2-éthylhexanol. Le diéthylhexyladipate est parfois aussi appelé erronément DOA (dioctyladipate).
Le diéthylhexyladipate est un liquide incolore et presque inodore qui appartient chimiquement au groupe des adipates.
Le diéthylhexyladipate est utilisé pour la production de plastifiants, de PVC restant souples sous l'effet du froid, de caoutchouc et de vernis nitrocellulosiques résistant au froid et à la lumière. Il sert de plastifiant résistant au froid dans les films de PVC destinés aux emballages alimentaires ou est utilisé en liaison avec d'autres plastifiants pour améliorer les réactions à basse température dans les tuyaux, câbles et films.
Le diéthylhexyladipate est peu toxique mais se dissout bien dans l'huile en raison de sa solubilité. Dans les aliments, une valeur maximale de 18 mg/kg est autorisée.
On trouve déjà le DEHA partout dans l'environnement et dans les eaux, tout comme les plastifiants au phtalate, Le DEHA est classifié en Allemagne dans la classe de danger pour les eaux 1, comme "faiblement dangereux pour les eaux".

Dioxide de chlore

On entend par dioxyde de chlore (2,33 fois plus lourd que l‘air) un composé gazeux de chlore halogène et d‘oxygène(ClO2), qui a pour avantage par rapport au chlore pur d‘être moins perceptible du point de vue odeur et goût tout en ayant un effet virucide. Le dioxyde de chlore est préparé dans des installations spéciales à proximité du lieu de consommation en mélangeant du gaz chloré ou de l‘acide sous-chloré à une solution de chlorure de sodium (NaClO2) (10:1). Les valeurs minimales/ maximales acceptées sont en moyenne de 0,05 mg/l à 0,2 mg/l.

Dioxyde de silicium

Le dioxyde de silicium est une désignation générique pour les modifications des oxydes de silicium de formule générale SiO2.
La majeure partie des gisements de sable est toutefois composée de dioxyde de silicium (quartz) car ce dernier est non seulement fréquent mais aussi particulièrement résistant aux intempéries du fait de sa dureté et de sa résistance chimique. Le dioxyde de silicium est l'élément majeur de tous les verres de quartz.

La solubilité du dioxyde de silicium dans l'eau dépend en grande partie de la modification ou du degré d'ordre du dioxyde de silicium. Pour le quartz cristallin à degré d'ordre élevé, la solubilité à 25 °C est d'environ 10 mg de SiO2 par litre d'eau. Il ne faut toutefois pas oublier que l'équilibre de la solution ne s'établit dans certains cas que très lentement. Les acides siliciques amorphes de degré inférieur sont nettement plus solubles à la même température avec 120 mg/l d'eau.[3]
Certaines eaux naturelles contiennent, en plus d'acide silicique, du dioxyde de silicium colloïdal (SiO2) qui, à des températures normales, ne s'hydrate pas dans l'eau pour former de l'acide silicique.
Le dioxyde de silicium revêt la plus grande importance du point de vue quantitatif sous la forme du verre . Il est la plupart du temps mélangé à des substances comme l'oxyde d'aluminium,, le trioxyde de bore, , l'oxyde de calcium et de sodium pour réduire la température de fusion, faciliter le traitement ou améliorer les qualités du produit final. Le dioxyde de silicium pur est le verre de quartz difficilement fusible qui est particulièrement résistant aux températures extrêmes ou changeantes.

Dureté (calcium, globale)

L‘au non distillée contient en principe aussi des sels dissous des éléments alcalinoterreux que sont le calcium et le magnésium, dans certains cas rares aussi du strontium et du baryum. Ceux-ci se lient à des ions de carbonate pour former des composés insolubles dans l‘eau (calcaire). Par la mesure de dureté globale, on détermine donc le risque potentiel de précipitation de calcium car les ions de carbonate nécessaires se forment à partir d‘ions de carbonate d‘hydrogène si on chauffe l‘eau ou en cas de valeurs pH supérieures à 8,2 (cf. alcalinité). Lors de la mesure de la dureté calcium (procédé de comptage de comprimés SVZ 1300), on mesure simplement la part de calcium dissoute dans l‘eau. A partir de la différence entre cette mesure et la mesure de dureté globale, on obtient la teneur en magnésium dissous dans l‘eau.

EC (conductivité électronique)

L‘eau „pure“, donc distillée, ne conduit pas de courant. Seuls les sels dissous dans l‘eau, comme le chlorure de sodium, le chlorure de calcium, le chlorure de magnésium, etc. (voir aussi alcalinité et dureté globale) rendent l‘eau l‘eau conductrice de courant. En ajoutant des produits chimiques (désinfectants, régulateurs de pH, algicides, floculants, etc.), on modifie aussi la teneur en sels dissous dans l‘eau, teneur qui, à partir d‘une certaine valeur (en règle générale maxi 2.000 ppm au dessus de celle de l‘eau (eau du robinet) utilisée pour remplir le bassin), est considérée comme indiquant une mauvaise qualité et incite à changer cette eau (eau fraîche). Tandis qu‘un mesureur d‘EC (par ex. FT33 / FT35) mesure la conductivité en soi (nS/cm ou mS/cm), le mesureur de TDS (par ex. FT34 / FT36) calcule à partir de cette valeur, par une formule de conversion, la teneur (approximative) en sels dissous (tous les sels) et les affiche en ppm (mg/L) ou ppt.

Fer

Le fer arrive en principe dans l'eau par le biais des canalisations contenant du fer. Celles-ci sont certes fréquemment pourvues d'une couche de protection en zinc censée éviter la corrosion (formation de rouille) mais la part de fer qui passe dans l'eau augmente au fur et à mesure de l'érosion de la couche de zinc. La valeur limite pour l'eau du robinet (conformément à l'ordonnance sur l'eau potable-> TVO) est de 0,2 mg/l (= milligramme par litre ; 1 milligramme = 1 millième de gramme). La valeur limite constatée par la TVO pour le fer s'entend dans ce cas particulier comme une prescription technique qui assure une protection contre les dépôts dans les cuves et canalisations. La teneur en fer de l'eau potable est normalement nettement inférieure à la limite de 200 mg considérée comme nocive pour l'être humain. Avec une teneur supérieure à 0,2 mg/l, des effets secondaires désagréables peuvent toutefois déjà survenir car les ions de fer précipitent visiblement lors de leur contact avec de l'oxygène dissous. Des colorations, une turbidité, des dépôts, taches de rouille et un goût métallique sont les conséquences de ce processus. C'est pourquoi même de faibles quantités de fer sont déjà perçues comme gênantes.

Fluorescéine

La fluorescéine est utilisée en chimie analytique comme indicateur. En outre, il est conçu pour détecter les bromures, la source de formation de taches et de taches de savons et d'extraits de bain / sels. La fluorescéine est un colorant fluorescent, qui lors d'une excitation avec la lumière bleue (maximum absorption à une longueur d'onde de 496 nm , par exemple, par un laser argon -ion) émet de la lumière verte ( longueur d'onde 520-530 nm). Des colorants réactifs associés tels que l'isothiocyanate de fluorescéine (FITC) peuvent être couplés avec différents anticorps (immunoglobulines) et peuvent être utilisés pour la microscopie à fluorescence ou cytométrie en flux. Ceci permet de détecter dans des fluides, des tissus, et des cellules, les propriétés de surface spécifiques (antigènes), par exemple, aussi des agents pathogènes. Nous appelons cette technique une immunofluorescence directe. En outre, la fluorescéine est utilisée comme colorant en ophtalmologie, en angiographie à la fluorescéine et en tonométrie à aplanation. La fluorescéine a un rendement quantique élevé pouvant aller jusqu'à 93%, son utilité pour le marquage fluorescent, est limitée par un certain nombre d'inconvénients: L'intensité de fluorescence dépend du pH et chute brusquement en dessous de pH 7 (pKa ? 6,4). Sous l'éclairage, la fluorescence remonte de nouveau (forte photoblanchiment) rapidement. Le maximum de fluorescence n'est pas très fort, la bande d'absorption correspondante est assez large.

Fluorure

Le fluorure est l'anion monovalent (F) du fluorohydrocarbure. Il se présente sous forme de composés qu'on trouve essentiellement dans les roches. Sa fréquence dans l'écorce terrestre est évaluée à 0,065 % en poids. Cette proportion de sel arrive dans l'eau potable via les roches fluorées. En Allemagne, suivant les conduites d'eau souterraine, on trouve des valeurs moyennes de 0,1 mg/l et 0,18 mg/l. Les teneurs en fluorures n'atteignaient 1,5 mg/l que dans 0,3 % de la totalité des échantillons d'eau. Suivant la géologie ou l'environnement, des concentrations en fluorures supérieures à 25 mg ont été détectées dans des pays comme l'Inde, le Kenya, l'Afrique du Sud.
Le fluorure est facilement absorbé par l'organisme puis éliminé et on en trouve jusqu'à 98 % dans les os et les dents. Des quantités de fluor avoisinant 1 mg/l exercent un effet préventif contre les caries mais des quantités de 1,5 à 2 mg/l par jour peuvent déjà entraîner une fluorose dentaire. Cette maladie provoque une détérioration de l'émail dentaire et entraîne une ostéosclérose, maladie qui peut avoir pour effet une rigidité de la colonne vertébrale, du thorax et des articulations.
Du fait de la cohabitation d'effets protecteurs et nocifs dans le fluor, la fluoration de l'eau potable n'est pas envisagée en Allemagne. Hormis l'éventuelle négligence d'une hygiène dentaire par le consommateur, une fluoration de l'eau potable entraînerait une pollution considérable de l'environnement par le fluor qui ne diffèrerait pas d'une émission industrielle de cette substance. Une "fluoration forcée" de l'eau potable fait d'autre part l'objet d'une controverse
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable : 1,5 mg/l

H2O2

L‘oxygène actif est, surtout dans les degrés de latitude nord, une alternative tout à fait appréciée à la désinfection au chlore. Sur le principe, il faut toutefois -pour la mesure- faire une distinction entre l‘utilisation d‘un agent contenant du persulfate ou un peroxyde. L‘eau désinfectée avec des agents contenant du persulfate est mesurée par le procédé au DPD N° 4 (par exemple testeurs de piscines PT200) et, en cas d‘utilisation de désinfectants contenant du peroxyde, on emploie le comprimé de peroxyde d‘hydrogène en liaison avec le comprimé acidifiant PT (par ex. PT300 ; procédé au peroxyde d‘hydrogène). Dans les deux cas, la désignation „oxygène actif (O2)“ est en fait source d‘erreur, car celui-ci n‘oxyde (désinfecte) pas l‘oxygène moléculaire mais un radical d‘oxygène qui se lie toutefois très vite à un autre radical pour former un oxygène moléculaire (air respiré).. L‘inconvénient principal de cette méthode est aussi que l‘effet de désinfection ne dure que peu de temps et que l‘effet de dépôt est plutôt faible. En règle générale, en cas d‘utilisation d‘oxygènes actifs pour la désinfection, on procède à intervalles réguliers à un ajout de chlore. Dans le procédé au DPD N° 4 il peut toutefois (en cas d‘emploi simultané de chlore outre l‘oxygène actif), se produire des erreurs de mesure car le dioxyde de potassium contenu dans ce comprimé scinde les persulfates par catalyse et les persulfates et le chlore total s’affichent ainsi totalisés.

Hydrazide carboxylique

L'hydrazide carboxylique est un solide cristallin blanchâtre ayant un point de fusion de 153 à 154° C. où il se décompose. Il se dissout également très bien dans l'eau mais est insoluble dans les solvants organiques.

L'hydrazide carboxylique est utilisé comme capteur d'oxygène pour la préparation d'eau pour les chaudières. C'est une alternative à l'hydrazine dangereuse et potentiellement cancérogène. L'hydrazide carboxylique réagit avec l'oxygène en formant de l'eau, de l'azote et de l'urée. Il passive en outre les métaux et réduit les oxydes métalliques (oxyde de fer -> oxyde de fer ; oxyde de cuivre -> oxyde de cuivre).

Il est utilisé d'une manière générale pour la production de médicaments, d'herbicides, de régulateurs de croissance végétale et de colorants.

Hydrazine

L'hydrazine permet une production électrochimique de courant dans des cellules secondaires et dans des piles à combustible alcalines qui sont utilisées surtout en , astronautique, dans les sous-marins (elle est alors utilisée également comme composant intégré d'un système de sauvetage) et dans d'autres technologies militaires.
Des solutions diluées d'hydrazine sont aussi utilisées comme réactifs en laboratoire et pour la désoxygénation (élimination de l'oxygène) d'eau d'alimentation de chaudières dans les centrales électriques à vapeur. Elle est utilisée aussi bien pour éliminer l'oxygène résiduel après la dégazéification de l'eau d'alimentation comme protection contre d'éventuelles infiltrations d'oxygène au niveau du condensateur que pour l'élimination catalytique de l'oxygène de l'eau complémentaire. L'avantage de l'hydrazine est que cette réaction ne dégage que de l'azote et de l'eau. Outre la désoxygénation, on obtient aussi un relèvement du pH dans le circuit eau/vapeur.

Hydrochinone

L'hydrochinone (1,4-dihydroxybenzène) est un phénol et est, en plus de la brenzcatéchine (1,2-dihydroxybenzène) et de la résorcine (1,3-dihydroxybenzène) le troisième dihydroxybenzène possible. Les deux groupes hydroxy se trouvent alors en position para.
En technique de laboratoire photo, l'hydrochinone est employée comme agent réducteur pour le développement de fils et de photos. En raison de risques pour l'environnement et la santé, on s'efforce pour ces applications de remplacer autant que possible cette substance par des produits moins risqués. L'utilisation de l'hydrochinone dans les crèmes de beauté est tolérée depuis les années 1990 malgré d'éventuels risques sanitaires. Elle sert aussi d'inhibiteur de réactions radicales en vue d'empêcher la formation de peroxydes d'éther.
On a pu mettre en évidence son effet cancérogène en expérimentation animale. Sa cancérogénicité chez l'homme et en cas d'exposition dans les limites permises est controversée.

Hypochlorite de sodium

L'hypochlorite de sodium (NaClO) est le sel de sodium de l'acide hypochloreux. 
Il sert à blanchir ou à désinfecter (par exemple dans les piscines). Son utilisation dans les piscines est problématique car les quantités à doser doivent être suffisantes pour chlorer l'ammoniac présent (ou les amines) au-delà du niveau de la monochloramine car c'est seulement ainsi qu'une désinfection suffisante est garantie.
L'hypochlorite de sodium est aussi la substance active essentielle des détergents ménagers désinfectants et blanchissants. Divers fongicides ou produits de nettoyage de canalisations contiennent aussi ces produits chimiques. On fait souvent leur publicité avec la mention "au chlore actif".
L'hypochlorite de sodium est aussi employé en chirurgie dentaire. Il est par exemple utilisé pour le traitement du canal de la racine dentaire des dents infectées par des bactéries pour les désinfecter.

Iode

L'iode est un élément chimique portant le symbole d'élément I et le numéro d'ordre 53. Dans le système périodique, il fait partie du 7ème. groupe principal (17ème groupe) et donc des halogènes. Son nom dérive du terme de grec ancien „ioeides“ (??-?????) qui veut dire "violet". Les vapeurs qu'il dégage quand on le chauffe ont une couleur violette caractéristique.
La teinture d'iode et l'iodoforme contiennent de l'iode sous forme élémentaire ou liée et servent d'antimycosique et d'antiseptique. On suppose que son effet désinfectant vient de la scission de l'oxygène de l'eau. Cet oxygène est particulièrement réactif juste après son dégagement (in statu nascendi). C'est pourquoi l'iode est utilisé dans certains cas pour désinfecter l'eau dans les piscines publiques. L'avantage est alors que l'iode est moins agressif que le chlore. Ce traitement de l'eau ne permet toutefois pas d'éliminer les algues et il faut donc le compléter par un algicide. L'usage intensif d'iode peut toutefois provoquer des colorations de la peau. Il présente aussi un risque d'allergisation. Ces deux inconvénients peuvent être évités en utilisant ce qu'on appelle des iodophores, sortes de substances porteuses qui peuvent lier l'iode.

Magnésium

Le magnésium est contenu dans l'eau de mer en une quantité d'environ 1 300 ppm. Outre le sodium, il est ainsi le cation le plus présent dans les mers. La teneur en magnésium des eaux fluviales est de 4 ppm, celle des algues marines de 6 000 à 20 000 ppm et celle des huîtres et des fruits de mer de 1 200 ppm. Le magnésium est avec d'autres ions alcalins terreux à l'origine de la dureté de l'eau (dureté globale). L'eau ayant une forte teneur en ions alcalins terreux est dite dure, l'eau en contenant peu est dite douce. Le magnésium dans l'eau : De nombreux minerais contiennent du magnésium, comme la dolomite (calcium-magnésium-carbonate ; CaMg(CO3)2) et la magnésite (carbonate de magnésium ; MgCO3). Le magnésium peut être lessivé des roches et dilué dans les eaux. Le magnésium peut trouver diverses applications et s'infiltrer dans les eaux par exemple lors de processus de production. Dans l'industrie chimique, il est ajouté au plastique et à d'autres matériaux comme agent anti-feu. Il s'infiltre très facilement dans l'environnement en tant que composant des engrais et d'additifs d'aliments pour le bétail. Le sulfate de magnésium est utilisé dans les brasseries et l'hydroxyde de magnésium comme floculent dans le traitement des eaux usées. Le magnésium a aussi un léger effet laxatif. Il peut être employé avec d'autres métaux pour les carrosseries des voitures et les carénages des avions.

Manganèse

Le manganèse est un élément de multiples minerais et est présent dans l'écorce terrestre dans une proportion de 0,18 %. On le trouve souvent dans les eaux souterraines ferrugineuses mais en des concentrations plus faibles que le fer.
Chez l'homme, le manganèse participe par exemple à la régulation du métabolisme des glucides et du cholestérol et joue un rôle dans le développement du squelette. L'apport recommandé est d'environ 2 à 3 mg de Mn par jour (prise alimentaire, thé noir).
Pour le traitement de l'eau, le manganèse comme le fer en grande partie éliminé par oxydation suivie d'une filtration. Des micro-organismes isolant le manganèse assistent les processus dans le filtre. Si le manganèse est mal éliminé, il peut troubler l'eau et la rendre noirâtre ou marron. Le permanganate de potassium est une substance autorisée par l'ordonnance sur l'eau potable et qui permet l'oxydation et la désinfection des canalisations.
A long terme, de faibles quantités de manganèse sont à l'origine de dépôts dans le réseau de canalisations. Lors d'opérations de nettoyage des canalisations ou de transformations (autres conditions d'écoulement, inversion du sens d'écoulement, passage à une alimentation d'origine extérieure avec une eau différente), ces dépôts peuvent tourbillonner et troubler l'eau comme mentionné précédemment. Il y a en plus un risque de réinfection en cas de dépôt de substances organiques avec le manganèse ("terrain nutritif").
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 0,050 mg/l de Mn

Molybdate

Le molybdate est un oxydant doux et est utilisé comme agent anticorrosion dans les conduites et cuves dans le secteur de l'eau chaude et froide. En concentrations usuelles, il n'est pas toxique pour les organismes aquatiques et les bactéries et on le trouve aussi en faibles quantités dans l'eau potable.

Méthyl éthyl cétoxime

La méthyl éthyl cétoxime, appelée 2-butanonoxime par l'IUPAC, est un liquide incolore.
Ce produit servant à la dégazéification chimique de l'oxygène de l'eau est aussi employé comme additif dans les peintures et les vernis pour empêcher la formation d'une pellicule.

Nickel

La teneur en nickel de l'eau de mer est d'environ 0,5 à 2 ppb, tandis que les fleuves n'en contiennent que 0,3 ppb. La concentration en nickel du phytoplancton est de 1 à 10 ppm (rapporté à la masse sèche), ce qui indique un facteur de bioconcentration d'environ 103 à 104 par rapport à l'eau de mer. Les algues benthiques présentes dans l'eau aussi bien douce que salée en contiennent 0,2 à 84 ppm, les crabes 0,14 à 60 ppm, les mollusques 0,1 à 850 ppm et les poissons 0,1 à 11 ppm (toutes ces valeurs se rapportant à la masse sèche). Le nickel est présent dans l'eau surtout sous forme de Ni2+(aq) et peut-être de NiCO3 . Il peut être présent sous forme dissoute ou en complexe avec des ligands anorganiques ou aussi lié au niveau des particules. Le nickel est présent dans la nature par exemple dans les ardoises, le grès, l'argile et le basalte. La source principale de production du nickel est toutefois la pentlandite. Il s'accumule dans les sédiments et se retrouve dans différents circuits biologiques. Le nickel peut s'infiltrer dans les eaux en provenance de sources diffuses aussi bien que ponctuelles. Des émissions de nickel diffuses sont par exemple dégagées par des grosses chaudières, incinérateurs de déchets et l'industrie métallurgique. Le nickel provenant de diverses industries peut aussi être introduit directement par une canalisation d'eaux usées. Il sert ainsi dans l'industrie de la galvanisation, pour le traitement des surfaces des métaux, dans les piles au nickel-cadmium, comme catalyseur et comme pigment. Du nickel pur est souvent appliqué comme couche protectrice sur des objets en acier et en cuivre. On utilise par exemple des alliages de nickel et de cuivre pour les pièces de monnaie depuis longtemps. On utilise d'autres alliages pour les appareils électroménagers, les bijoux, les turbines, etc. Le nickel peut faire office d'agent anticorrosion. L'acétate de nickel, outre son utilisation en technique de galvanisation, sert aussi de mordant en impression textile et le carbonate de nickel de catalyseur pour durcir les graisses et pour produire des encres céramiques, tout comme le chlorure de nickel. Le tétracarbonyle de nickel intervient aussi comme produit intermédiaire de nettoyage du nickel et est employé pour divers processus de production. On trouve aussi les composés de nickel dans l'agriculture. On en trouve aussi des traces dans les engrais phosphatés et sur des surfaces de cultures agricoles à proximité des industries brûlant du charbon et du pétrole. Les matières organiques ont tendance (suite nickel) à bien absorber le nickel et c'est pourquoi le charbon et le pétrole contiennent une certaine quantité de cet élément. On trouve aussi des composés de nickel dans les boues d'épuration, de même que dans les scories et la poussière des filtres des incinérateurs d'ordures.

Nitrate et nitrite

Le nitrate et le nitrite sont des nutriments des végétaux qui sont utilisés depuis de nombreuses années comme engrais dans l'agriculture mais aussi dans les jardins potagers entre autres. Le nitrate et le nitrite peuvent muter mutuellement dans l'eau suivant la teneur en oxygène.
L'origine des dangers sanitaires réside dans le risque d'une réduction du nitrate en nitrite. Cette transformation a lieu d'une part dans l'intestin sous l'effet de bactéries afférentes et les glandes salivaires peuvent d'autre part réduire le nitrate charrié par la circulation sanguine. La valeur limite actuelle pour le NO3 dans l'eau potable se situe, d'après l'ordonnance allemande sur l'eau potable, à 50 mg/l, suivant l'ordonnance suisse sur la protection de l'eau à 25 mg/l.[] Les eaux qui dépassent cette valeur limite sont souvent mélangées par les fournisseurs d'eau à de l'eau plus pauvre en nitrates pour respecter la valeur limite. Récemment, de premiers traitements de l'eau ont été réalisés par osmose inverse ou nanofiltration afin de faire baisser la teneur en nitrates de l'eau potable par déminéralisation partielle.

O2

L‘oxygène actif est, surtout dans les degrés de latitude nord, une alternative tout à fait appréciée à la désinfection au chlore. Sur le principe, il faut toutefois -pour la mesure- faire une distinction entre l‘utilisation d‘un agent contenant du persulfate ou un peroxyde. L‘eau désinfectée avec des agents contenant du persulfate est mesurée par le procédé au DPD N° 4 (par exemple testeurs de piscines PT200) et, en cas d‘utilisation de désinfectants contenant du peroxyde, on emploie le comprimé de peroxyde d‘hydrogène en liaison avec le comprimé acidifiant PT (par ex. PT300 ; procédé au peroxyde d‘hydrogène). Dans les deux cas, la désignation „oxygène actif (O2)“ est en fait source d‘erreur, car celui-ci n‘oxyde (désinfecte) pas l‘oxygène moléculaire mais un radical d‘oxygène qui se lie toutefois très vite à un autre radical pour former un oxygène moléculaire (air respiré).. L‘inconvénient principal de cette méthode est aussi que l‘effet de désinfection ne dure que peu de temps et que l‘effet de dépôt est plutôt faible. En règle générale, en cas d‘utilisation d‘oxygènes actifs pour la désinfection, on procède à intervalles réguliers à un ajout de chlore. Dans le procédé au DPD N° 4 il peut toutefois (en cas d‘emploi simultané de chlore outre l‘oxygène actif), se produire des erreurs de mesure car le dioxyde de potassium contenu dans ce comprimé scinde les persulfates par catalyse et les persulfates et le chlore total s’affichent ainsi totalisés.

Oxygéne actif (O2)

L‘oxygène actif est, surtout dans les degrés de latitude nord, une alternative tout à fait appréciée à la désinfection au chlore. Sur le principe, il faut toutefois -pour la mesure- faire une distinction entre l‘utilisation d‘un agent contenant du persulfate ou un peroxyde. L‘eau désinfectée avec des agents contenant du persulfate est mesurée par le procédé au DPD N° 4 (par exemple testeurs de piscines PT200) et, en cas d‘utilisation de désinfectants contenant du peroxyde, on emploie le comprimé de peroxyde d‘hydrogène en liaison avec le comprimé acidifiant PT (par ex. PT300 ; procédé au peroxyde d‘hydrogène). Dans les deux cas, la désignation „oxygène actif (O2)“ est en fait source d‘erreur, car celui-ci n‘oxyde (désinfecte) pas l‘oxygène moléculaire mais un radical d‘oxygène qui se lie toutefois très vite à un autre radical pour former un oxygène moléculaire (air respiré).. L‘inconvénient principal de cette méthode est aussi que l‘effet de désinfection ne dure que peu de temps et que l‘effet de dépôt est plutôt faible. En règle générale, en cas d‘utilisation d‘oxygènes actifs pour la désinfection, on procède à intervalles réguliers à un ajout de chlore. Dans le procédé au DPD N° 4 il peut toutefois (en cas d‘emploi simultané de chlore outre l‘oxygène actif), se produire des erreurs de mesure car le dioxyde de potassium contenu dans ce comprimé scinde les persulfates par catalyse et les persulfates et le chlore total s’affichent ainsi totalisés.

Ozone

L‘ozone est composé de 3 atomes d‘oxygène (O3). C‘est une molécule instable et, aussi bien dans l‘air que dissous dans de l‘eau, il se décompose en très peu de temps en oxygène O2 et en un radical d‘oxygène. L‘effet oxydant de ce radical d‘oxygène est très fort mais un effet de dépôt est exclu car deux radicaux se combinent immédiatement en O2. L‘ozone est produit directement sur le lieu de son utilisation à l‘aide d‘un générateur d‘ozone et d‘autres appareillages indispensables. Comme l‘ozone est 10 fois plus toxique que le chlore, des dispositions et précautions particulières doivent être appliquées. L‘ozone n‘est ainsi utilisé que dans le périmètre d‘un secteur de dosage -en dehors de la piscine- et doit être filtré avant d‘y être réintégré (charbon actif). La concentration maximale admissible d‘ozone renvoyé dans la piscine est seulement de 0,05 mg/l et c‘est pourquoi l‘ozone ne suffit pas comme désinfectant unique et doit être complété par d‘autres désinfectants -contenant en général du chlore-. L‘ozone tue les germes, oxyde les déchets organiques (comme par exemple l‘urée), réduit la consommation de chlore dans le bassin et ne laisse pas de résidus gênants. Sur le principe, le nez humain qui perçoit déjà des concentrations d‘ozone de 1:500.000 est le meilleur instrument de mesure. L‘ozone peut toutefois être mesuré avec le chlore par le procédé au DPD.

Peroxyde d’hydrogéne (H2O2)

L‘oxygène actif est, surtout dans les degrés de latitude nord, une alternative tout à fait appréciée à la désinfection au chlore. Sur le principe, il faut toutefois -pour la mesure- faire une distinction entre l‘utilisation d‘un agent contenant du persulfate ou un peroxyde. L‘eau désinfectée avec des agents contenant du persulfate est mesurée par le procédé au DPD N° 4 (par exemple testeurs de piscines PT200) et, en cas d‘utilisation de désinfectants contenant du peroxyde, on emploie le comprimé de peroxyde d‘hydrogène en liaison avec le comprimé acidifiant PT (par ex. PT300 ; procédé au peroxyde d‘hydrogène). Dans les deux cas, la désignation „oxygène actif (O2)“ est en fait source d‘erreur, car celui-ci n‘oxyde (désinfecte) pas l‘oxygène moléculaire mais un radical d‘oxygène qui se lie toutefois très vite à un autre radical pour former un oxygène moléculaire (air respiré).. L‘inconvénient principal de cette méthode est aussi que l‘effet de désinfection ne dure que peu de temps et que l‘effet de dépôt est plutôt faible. En règle générale, en cas d‘utilisation d‘oxygènes actifs pour la désinfection, on procède à intervalles réguliers à un ajout de chlore. Dans le procédé au DPD N° 4 il peut toutefois (en cas d‘emploi simultané de chlore outre l‘oxygène actif), se produire des erreurs de mesure car le dioxyde de potassium contenu dans ce comprimé scinde les persulfates par catalyse et les persulfates et le chlore total s’affichent ainsi totalisés.

PHMB

Les désinfectants à base de biguanide sont également de plus en plus cotés en alternative au au chlore. A la différence des autres substituts, comme par ex. l‘ozone ou l‘oxygène actif, les biguanides ne sont toutefois pas compatibles avec des composés de chlore, brome cuivre ou argent bien que l‘utilisation d‘une substance agissant parallèlement soit nécessaire car les biguanides n‘ont pas l‘effet oxydant nécessaire par exemple pour éliminer les composés organiques comme l‘urée et la sueur.

Phosphates (PO4)

Phosphate kommen vieLes phosphates sont présents sous de multiples formes dans la nature et l‘eau, par exemple après la pluie en montagne. Mais de nombreuses lessives contiennent aussi des phosphates comme assouplissant. Les phosphates ne sont fondamentalement pas toxiques et favorisent même la croissances des végétaux marins et donc des algues qui sont tout à fait indésirables dans les piscines.

Phosphonates

Les phosphonates sont des sels et des composés organiques d'acide phosphonique. Ces sels se présentent sous forme de phosphonates primaires (MH2PO3) et secondaires (M2H2PO3). (M : méta monovalent) Les composés organiques de ce groupe de substances (esters d'acide phosphorique) ont la structure générale R-PO(OH)2 (R = radical alkyle ou radical aryle) et se distinguent des esters d'acide phosphorique par la liaison directe du phosphore au carbone (liaison C-P). Pour les phosphates, on a par contre (de manière analogue aux sulfates et aux sulfones) des liaisons C-O-P qui s'hydrolysent bien plus facilement que les liaisons C-P. Dans ce type de composés, les propriétés d'un sel (ou d'un acide) sont liées aux propriétés des composés organiques. Il existe ainsi de nombreux composés de ce type qui sont solubles dans l'eau. Certains phosphonates importants du point de vue technique supportent un ou plusieurs groupes aminés de type NR2-(CH2)x-PO(OH)2 (R = alkyle ou H). Certains de ces aminophosphonates ont des similarités structurelles avec des formateurs de complexes comme l' EDTA, NTA ou le DTPA et la même fonction. Ils peuvent enrober les cations, comme par exemple le Ca2+ , dans la solution et modifier le comportement chimique du cation. En cas de calcium, la propriété d'établissement de la dureté de l'eau disparaît. Mais d'autres cations peuvent aussi être "enrobés" et affaiblir ainsi plus ou moins leur réactivité chimique.

Phénol

Désignation du groupe chimique des composés hydroxy aromatiques de benzène. Les phénols (acides carboxyliques) sont surtout obtenus à partir de goudron de houille. Les phénols sont entre autres contenus dans les corps végétaux, animaux et humains. Production et utilisation : le phénol apparaît comme produit secondaire dans les cokeries et les usines de carbonisation de lignite. Dans l'industrie, on les trouve surtout dans l'huile usagée, les peintures et les vernis, les fonderies, le traitement du bois, la production de plastiques et dans les pesticides . Des exemples typiques en sont les nitrophénols, chlorophénols et PCP. Le PCP sert entre autres dans l'industrie papetière et dans les pesticides. Le chlorophénol apparaît par exemple comme produit intermédiaire de la production de médicaments. Influences sur l'environnement et la santé : le phénol est considéré comme un polluant atmosphérique et a un effet cancérogène sur la peau et les organes respiratoires. La biodégradabilité d'une grande partie des phénols est très mauvaise. Le PCP a un effet très toxique sur les microorganismes, , plantes,, insectes, invertébrés et poissons.. Les phénols sont très nocifs pour les eaux et affectent le goût de l'eau et des poissons dès de faibles concentrations. Il faut donc éliminer très soigneusement les phénols des eaux usées. Epuration des eaux usées/Traitement de l'eau potable On trouve les phénols en grosses quantités dans les eaux usées des cokeries, les usines à gaz et les installations de distillation de goudron et de charbon de bois, les unités de transformation textile, les raffineries et l'industrie pharmaceutique. En raison de leur faible biodégradabilité, on privilégie en général d'autres procédés suivant le reste de la composition des eaux usées, comme entre autres le procédé. oxydatif ou le procédé à membrane

Polyacrylates

Les polyacrylates sont des esters polymères d' acide acrylique et des dérivés d'acide acrylique contenant des alcools. Il s'agit de matières plastiques qui sont entre autres utilisées dans des vernis, colles et comme agents dispersants. Production et utilisation : Ils sont en général produits par polymérisation radicale mais les possibilités d'utilisation d'esters d'acide polyacrylique sont toutefois restreintes du fait de leur basse température de vitrification. Les polyacrylates trouvent un usage polyvalent dans les vernis, revêtements et colles et aussi dans la transformation de papiers et de textiles. Un représentant connu des polyacrylates est l'ester dit d'acide polyméthylacrylique, mieux connu sous le nom de Plexiglas®. Les polyacrylates dans l'eau ; Les polyacrylates sont utilisés comme agents dispersants et pour former des complexes de calcium dans les lessives et détergents, de même que dans le traitement de l'eau.

Potassium

Le potassium est le septième élément présent dans l'écorce terrestre avec une proportion de 2,6 %. Les ions de K+-sont contenus dans la nappe phréatique la plupart du temps en quantités plus faibles que les ions de Na+ -car le potassium est un important nutriment des végétaux.
Le besoin en potassium des êtres humains est d'approximativement 2 à 3 g par jour.
Les effets du potassium sur le traitement de l'eau et sur le réseau de canalisations ne sont pas connus.

PTSA/APTS

L'acide paratoluènesulfonique est un acide sulfonique organique. Il forme un monohydrate, et c'est un réactif important dans la synthèse organique. Les sels et esters d'acides toluènesulfonique sont connus comme les tosylates, tels que, par exemple, le tosylate de sodium. L'acide paratoluènesulfonique est utilisé comme un catalyseur acide, y compris pour l'acétalisation, l'estérification ou la déshydratation. Son avantage par rapport à l'acide sulfurique est qu'il n'agit pas comme oxydant.

QUATS

Les composés d‘ammonium quaternaires sont de plus en plus utilisés comme substituts aux algicides contenant du sulfate de cuivre usuels jusqu‘à présent afin de remédier aux inconvénients de ces algicides (voir aussi “cuivre”). L‘utilisation d‘algicides, malgré l‘utilisation judicieuse de chlore ou d‘autres désinfectants, est indispensable car les algues peuvent se former surtout en cas de temps lourd et de pluies orageuses.

Sel

Pour mesurer la concentration de sel dans les piscines d‘eau de mer ou dans les bassins d‘eau salée synthétique, Pool-i.d. livre des bandelettes de test (TSL 600). Celles-ci sont basées sur la mesure des ions de chlorure au moyen de nitrate d‘argent. Des concentrations trop élevées de sel entraînent la corrosion des pièces composant les piscines. Pour les bassins dans lesquels du chlore est produit au moyen d‘une installation électrolytique par ajout de direct de sel (NaCl), on peut également utiliser des bandelettes de test TSL 600 pour la mesure de la teneur en sel (NaCl).

Solides en suspension

La propriété de diffusion par l'eau de lumière incidente vers des particules en suspension finement dispersées et de diminution de la transparence de l'eau est appelée turbidité. Ce phénomène se produit dans les eaux brutes sous l'effet de substances flottantes organiques et anorganiques et d'organismes vivants. La turbidité et ainsi souvent un indice ou un signe d'impuretés dans l'eau. En traitement de l'eau, la turbidité permet le contrôle (par exemple en cas de qualité variable de l'eau) 
La turbidité est quantifiée par une mesure de turbidité faite en utilisant des instruments de mesure optiques. Les valeurs mesurées sont indiquées par des unités se rapportant à un étalonnage avec des suspensions standards de formazine. Les unités de turbidité néphélométriques (UTN) sont retenues dans l'ordonnance sur l'eau potable.
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 1,0 UTN

Sulfate

Les sulfates sont très courants dans la nature sous forme de gypse, anhydrite, etc. C'est pourquoi la nappe phréatique contient 10 à 30 mg/litre de sulfate. Les sulfates sont de plus contenus dans les engrais chimiques, les pesticides et les lessives. Le sulfate d'aluminium et de fer est utilisé pour traiter l'eau. Les sulfates arrivent par ailleurs dans le circuit de distribution d'eau via les eaux usées industrielles, par exemple les papeteries et usines textiles.
Les sulfates font partie des substances les moins dangereuses pour l'eau mais peuvent favoriser la corrosion des conduites d'eau. Les eaux fortement sulfatées peuvent attaquer le béton (infloraisons de sulfate). Une forte teneur en sulfate combinée à un taux de magnésium élevé par exemple dans le thé et le café peut dénaturer l'arôme.
La concentration maximale admissible est de 250 mg par litre d'eau potable.

Sulfite

Les sulfites sont les sels et esters de l'acide sulfuré H2SO3. Ces sels contiennent comme anion l'ion de sulfite (SO3) 2-. Ils sont fréquemment employés comme conservateurs dans le vin, les fruits secs et les produits à base de pomme de terre. Les sulfites sont toutefois aussi présents naturellement dans presque tous les vins.
En général, les eaux ne contiennent pas de sulfite car c'est un bon réducteur et il s'oxyde facilement en sulfate.
Les concentrations en sulfite de l'eau des chaudières et de traitement
doivent être surveillées régulièrement afin d'éviter un surdosage et ainsi une détérioration des matériaux.
Les kits de test des sulfites utilisent la chimie iodométrique dans laquelle le sulfite est titré avec de l'iodite iodate. Une solution d'amidon sert d'indicateur.

Sulfure

Les sulfures sont les sels de l'hydrogène sulfuré H2S, un acide très faible.
La caractéristique des sulfures est leur odeur d'œuf punais. En contact avec de l'acide (et aussi avec du dioxyde de carbone CO2 dans l'air inspiré), l'hydrogène sulfuré toxique et inflammable est libéré. Il réagit violemment avec des oxydants comme le permanganate de potassium ou le dichromate de potassium. Il se dissout bien dans l'eau, la solution a une réaction fortement alcaline et il est très corrosif. Si on le conserve longtemps, cette substance prend une couleur jaunâtre en réagissant lentement avec l'eau.
Les sulfures sont utilisés entre autres dans la tannerie pour éliminer les poils, dans l'exploitation minière pour la flottation des minerais, en chimie organique comme réducteur, dans le traitement des eaux usées et pour la production de colorants au soufre. Il sert également à colorer le verre, à éliminer le NOx (oxydes d'azote) des gaz d'échappement et pour le défibrage du bois.
Les sulfures arrivent dans les eaux usées sous forme organique et anorganique par le biais de composés sulfurés rejetés par certaines entreprises industrielles et artisanales. Ils peuvent en outre se développer dans les stations d'épuration par décomposition bactérienne de composés sulfurés. Si les eaux usées contenant des sulfures prennent un état anaérobie, c'est-à-dire dépourvu d'oxygène, de nouveaux problèmes, dits problèmes de sulfuration, peuvent être provoqués par des eaux usées jusqu'alors totalement inoffensives. Ceci recouvre entre autres des problèmes de sécurité du travail, difficultés de traitement des eaux usées, émission de mauvaises odeurs et corrosion d'ouvrages et de matériaux de construction.

TDS

L‘eau „pure“, donc distillée, ne conduit pas de courant. Seuls les sels dissous dans l‘eau, comme le chlorure de sodium, le chlorure de calcium, le chlorure de magnésium, etc. (voir aussi alcalinité et dureté globale) rendent l‘eau l‘eau conductrice de courant. En ajoutant des produits chimiques (désinfectants, régulateurs de pH, algicides, floculants, etc.), on modifie aussi la teneur en sels dissous dans l‘eau, teneur qui, à partir d‘une certaine valeur (en règle générale maxi 2.000 ppm au dessus de celle de l‘eau (eau du robinet) utilisée pour remplir le bassin), est considérée comme indiquant une mauvaise qualité et incite à changer cette eau (eau fraîche). Tandis qu‘un mesureur d‘EC (par ex. FT33 / FT35) mesure la conductivité en soi (nS/cm ou mS/cm), le mesureur de TDS (par ex. FT34 / FT36) calcule à partir de cette valeur, par une formule de conversion, la teneur (approximative) en sels dissous (tous les sels) et les affiche en ppm (mg/L) ou ppt.

Triazole

De nombreux dérivés des triazoles sont utilisés comme antimycosiques (dont le fluconazole, le fosfluconazole, l'itraconazole, le voriconazole et le posaconazole) ou fongicides (par exemple le cyproconazole, le diniconazole, l'époxiconazole, le flusilazole, l'hexaconazole, le propiconazole, le tébuconazole, le tétraconazole ou le triadiménol).
Les triazoles sont les substances actives de nombreux fongicides autorisés vendus dans le commerce qui sont utilisés pour lutter contre les maladies des végétaux comme la septoria tritici ou de type fusarium. Ils inhibent la biosynthèse des ergostérols des champignons. Certaines mutations du gène codant pour l'enzyme de destination des triazoles ont été mises en relation avec des différences de sensibilité des champignons aux triazoles. Les triazoles sont autorisés uniquement pour lutter contre certaines maladies des végétaux.

Turbidité

La propriété de diffusion par l'eau de lumière incidente vers des particules en suspension finement dispersées et de diminution de la transparence de l'eau est appelée turbidité. Ce phénomène se produit dans les eaux brutes sous l'effet de substances flottantes organiques et anorganiques et d'organismes vivants. La turbidité et ainsi souvent un indice ou un signe d'impuretés dans l'eau. En traitement de l'eau, la turbidité permet le contrôle (par exemple en cas de qualité variable de l'eau) 
La turbidité est quantifiée par une mesure de turbidité faite en utilisant des instruments de mesure optiques. Les valeurs mesurées sont indiquées par des unités se rapportant à un étalonnage avec des suspensions standards de formazine. Les unités de turbidité néphélométriques (UTN) sont retenues dans l'ordonnance sur l'eau potable.
Valeur limite de l'ordonnance sur l'eau potable 1,0 UTN

Valeur pH

La valeur pH (potentia hydrogenii) est un indicateur de l‘intensité de l‘effet acide ou basique d‘une solution aqueuse. Elle est très importante pour la préparation de l‘eau de baignade car elle agit entre autres sur l‘efficacité du désinfectant et l‘absence de nocivité de l‘eau pour la peau, les yeux et les matériaux. Pour la peau, une valeur pH de 5,5 serait idéale. Cependant, une eau contenant un tel excès d‘acide serait non seulement corrosive pour les matériaux métalliques mais provoquerait aussi des brûlures oculaires car le liquide lacrymal a une valeur pH située entre 7,0 et 7,5. Il faut donc trouver un compromis. En ce qui concerne la compatibilité avec les matériaux, il faut de toute façon que la valeur de pH soit supérieure à 7,0 tandis que, pour des valeurs d‘au moins 7,6, non seulement l‘absence de nocivité pour la peau mais aussi l‘effet désinfectant et donc la vitesse de destruction des germes sont affectés négativement. La règle générale est la suivante : Valeur pH supérieure à 7,5 = l‘enveloppe protectrice naturelle de la peau est de plus en plus endommagées (>8,0) ; en cas d‘eau (moyennement) dure, il y a précipitation de calcaire (>8,0) ; l‘effet désinfectant du chlore diminue >7,5) valeur pH inférieure à 7,0 = il se forme des chloramines qui irritent les muqueuses et ont une forte odeur (<7,0) ; phénomènes de corrosion sur les pièces (intégrées) contenant du métal (<6,5) ; problèmes à la floculation (<6,2).

Zinc (Zn)

Il peut y avoir plusieurs raisons pour mesurer les teneurs en cuivre. Dans le domaine de l‘eau potable, on fait des mesures de cuivre pour déterminer la qualité de cette eau. Il n‘y a pas de valeurs limites officielles pour le cuivre dans l‘eau potable mais des valeurs indicatives situées entre 2 et 3 mg/l. Le cuivre fait partie des oligo-éléments et a ainsi une importance vitale pour l‘homme. Une absorption quotidienne de 0,05 à 0,5 mg par kg de masse corporelle est considérée comme raisonnable. Le cuivre passe cependant pour dangereux pour les organismes, et c‘est pourquoi il est utilisé de manière „positive“ dans le domaine des piscines sous forme d‘algicide contenant du sulfate de cuivre. Les algicides contenant du sulfate de cuivre présentent toutefois aussi des inconvénients, comme l‘éventuelle coloration des cheveux des baigneurs, des taches sur les murs de la piscine et même des phénomènes de corrosion et des dépôts verdâtres. Le cuivre arrive dans l‘eau potable par exemple par les anciens tuyaux en cuivre.

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